Adorno l'humaniste



Adorno l'humaniste

Essai sur sa pensée morale et politique



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« Si on a fait à Adorno le reproche d'être seulement négatif, de n’avoir pas à proposer de politique à proprement parler, la troisième partie montre au contraire qu’il y a bien chez Adorno une politique de la reconnaissance : l’analyse de l’antisémitisme nazi conduite par Adorno (et Horkheimer) a pour fil directement qu’il s’agit là de l’envers de la reconnaissance. M-A Ricard soutient la thèse suivante : « Adorno et Horkheimer ont compris l’antisémitisme moderne nazi comme une pathologie identitaire collective dont le nerf réside dans une inversion de la reconnaissance. » (p.115) Mobilisant la vaste littérature disponible sur ce sujet, l’auteure argumente de manière très convaincante…».

Extrait du compte rendu de Denis Collin sur Médiapart, le 26 avr. 2013.

« Il fallait oser le titre : Adorno ne se serait certainement pas caractérisé comme « humaniste »,  comme le fait remarquer l'auteure, Marie-Andrée Ricard. Le terme d'humanisme est surchargé de significations plus ou moins contradictoires et il a été l’objet de tant de polémiques qu’il pourrait bien apporter plus de confusion que de clarté pour caractériser la pensée de Theodor W. Adorno. Mais quel autre terme employer pour définir cette orientation philosophique vers la souffrance et la vie mutilée des hommes, cette théorie critique d’une société foncièrement inhumaine ?…[…] Que les penseurs de l’école de Francfort et en tout premier lieu Adorno nous aident à penser aujourd’hui ce qu’est notre société, quel est le genre de vie mutilée qui est la nôtre, voilà ce que le livre de Marie-Andrée Ricard contribue à établir. Les vues qu’elle donne sur les rapports « dialectiques » (continuité et opposition) entre Adorno et la philosophie traditionnelle sont également très précieuse et on lui saura gré d’avoir fait revivre la critique adornienne de Kant. Un livre donc à conseiller vivement.»

Extrait du compte rendu de Denis Collin posté sur Philosophie et politique le 26 avr. 2013

« L'intérêt des deux chapitres centraux réside moins dans ce qui est rappelé de la pensée d'Adorno que dans les rapprochements esquissés par l'auteure. La discussion de Kant par Adorno, même en référence à Auschwitz, n’est pas des plus originales et l’examen de cette discussion se contente d’en rappeler les aspects les plus connus. Cependant, deux rapprochements « externes » contribuent à leur donner non seulement une pertinence mais en plus un intérêt actuel, à sortir l’étude d’Adorno d’une simple étude historique..»

Extrait du compte rendu de Pierre Fasula posté sur  Implications philosophiques, le 20 novembre 2013.

9782735115198


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