La loi de 1905 n'aura pas lieu. Histoire politique des séparations des Églises et de l'État (1902-1908)



La loi de 1905 n'aura pas lieu. Histoire politique des séparations des Églises et de l'État (1902-1908)

Tome 1 : L'impossible « loi de liberté » (1902-1905)

Avec Dorra Mameri-Chaambi


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https://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=42&rub=comptes-rendus&item=737
4 févr. 2020
« Ce livre contient un propos qui se veut complet, à plusieurs échelles d'étude. Peut-être peut-on regretter le faible nombre des cas locaux. Le travail publié permet de corriger des points, notamment lorsque le ministre des Cultes Combes, le 26 janvier 1903, dans un discours vécu par certains combistes comme une saillie anti-combiste, parle de la séparation « de l'Église » et de l’État et non pas de celle « des Églises ». Émile Combes fait ainsi sien le prisme catholique dans la lutte idéologique et politique d’alors. Au-delà de ces points spéciaux, l’universitaire complète (la lecture critique de travaux de Claude Nicolet sur la séparation à la p. 107), propose (en transformant la « guerre des deux France » en « guerre de deux France » – p. 11) et expose ce qu’il considère comme « la réconciliation historiographique des deux France » (p. 88) à la faveur d’une lecture plus conciliatrice de la Belle Époque qui fut, sans conteste, celle de la laïcité républicaine de notre pays. Ce positionnement historiographique s’inscrit dans le sillage de ses précédents travaux.».

Extrait du compte rendu de Julien Bouchet publié dans Histoire@politique.

https://journals.openedition.org/rdr/1307
16 nov. 2020
« L'idée d’une construction purement française de la Séparation peut aussi être relativisée quand on sait que les législations étrangères avaient bien été étudiées. Une partie de l’ouvrage est d’ailleurs consacrée à cette approche comparée (p. 179 et s.). Opérer une relecture de la thématique permet ainsi de distinguer l’idéal de la réalité dans le sens où « affirmer l’idée de Séparation et réaliser une loi de séparation constituent deux réalités très différentes » (p. 148).».

Extrait du compte rendu de Candice Bordes publié dans la Revue du droit des religions, 10/2020.

https://journals.openedition.org/assr/57137
31 déc. 2020
« Le livre de Jean Baubérot se distingue, d'abord, par sa substance. L’auteur veut tout voir. Avec sa collaboratrice, Dorra Mameri-Chaambi, il a rassemblé une documentation d’une ampleur inédite qui permet à ses lecteurs de pénétrer dans les arcanes de la presse nationale et provinciale, de saisir par le menu les discussions des acteurs politiques lors des séances plénières et des réunions des commissions des assemblées, de suivre aussi les interventions au sein des mouvements libres-penseurs et de l’Église. L’ouvrage marque ensuite par sa méthode. On a souvent pris l’habitude, sous l’influence de l’école des Annales, de privilégier la puissance des structures. René Rémond avait naguère, dans Pour une histoire politique (Éditions du Seuil, 1988), voulu réhabiliter le jeu de l’acteur et de l’événement. En suivant au jour le jour Combes, Jaurès, Briand, Clémenceau, Jean Baubérot insiste lui aussi sur les stratégies des individus, elles-mêmes dépendantes de la conjoncture.»

Extrait du compte rendu de Philippe Portier publié dans Archives de sciences sociales des religions,192/oct.-déc. 2020.

https://www.cairn.info/revue-etudes-theologiques-et-religieuses-2020-4-page-701.htm#s2n8
« Comme l'attention de l’auteur à la place de la laïcité dans le monde pouvait nous le faire espérer, il ne se limite pas aux éléments franco-français du débat, et montre toute l’attention alors accordée aux séparations déjà mises en œuvre à l’étranger, que ce soit dans un pays qui n’avait pas connu de religion dominante (les États-Unis) ou dans un état aussi marqué que la France par le catholicisme (Mexique), voire même dans un état qui avait uniquement mis en place la laïcisation de l’enseignement public et privé (le Japon). Il illustre le lien très fort entre l’actualité d’alors et l’objet même du livre en mentionnant le meeting du 28 mai 1904 où, devant six mille personnes, Jean Jaurès parle de la séparation des Églises et de l’État et Francis de Pressensé de la guerre russo-japonaise (p. 324).».

Extrait du compte rendu de Jean Daniel Roque dans la revue Études théologiques et religieuses, t. 95/2020(4).

https://www.cairn.info/revue-mil-neuf-cent-2020-1-page-167.htm
4 nov. 2020
« Que dire de neuf sur cette loi de 1905 en passe de devenir la nouvelle « Table de la loi » de notre République ? Événement fondateur et symbole de la République, elle est pourtant l'objet de multiples ignorances, de contre-vérités et d’une mythification chargée d’arrière-pensées politiques. Le projet de l’historien sociologue est de restituer une histoire qui n’était pas écrite d’avance et dont les résultats ont dépassé la volonté des initiateurs. … Les trois volumes annoncés par Jean Baubérot donneront, à l’évidence, un récit plus complet que les ouvrages canoniques de Maurice Larkin, René Rémond et Émile Poulat. Il s’agit, pour lui, de retrouver le sens d’une histoire où l’événement et la surprise jouent un rôle. Il prend appui sur un renouveau de l’histoire politique qui s’attache précisément à l’événement. Dans l’émergence de la laïcité de l’État dont la Séparation constitue le couronnement juridique, on ne saurait nier la puissance des facteurs structurels qui faisaient prévoir depuis longtemps la possibilité d’une séparation qui néanmoins ne se réalisait pas. En s’attachant à l’histoire politique de la Séparation, l’auteur a le grand mérite de rappeler toute sa part d’imprévisibilité.»

Extrait du compte rendu de patrice Rolland paru dans Mil neuf cent, 38/2020(1)



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